quoi de plus dépaysant et de ravissant que de pique-niquer? de plus si le paysage, l'impression d'isolement renforcent le plaisir de la dégusta
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02/07/2016

Comme un vol de moineaux...

...ils s'égayaient dans les rues de Tarbes ces mordus du macadam et des chemins creux, ils partaient le coeur emplis d'allégresse vers les lointains, porteurs d'un message d'espoir, celui  de solidarité dans le domaine de la chirurgie cardiaque, le logo de leur t-shirt : corazon sin frontera était révélateur, notre groupe comprenait des randonneurs ibères, tous unis dans  un même élan avec les bigourdans!

Les passants les voyant discuter en riant ne pouvaient guère imaginer un tel  périple digne de l'odyssée, un pari un peu fou, celui de relier la cité Tarbaise à celle de Huesca l'une des villes phare del Gobierno de Aragon! en plus pedibus!

combien de bornes? deux cents par le plus court ? plus sans doute car les chemins empruntés faisaient la part belle à ceux des écoliers, c'est l'impression d'ailleurs que j'avais, à l'arrière sur le V.T.T. je remarquais le troupeau mouvant des coureurs et celui moins agité des vététistes, la bonne humeur était de sortie et il fallait se mettre au diapason en nouant des relations avec des personnes inconnues la veille!

mais le ton était donné, la parole encouragée, et le fait de courir dans un espace naturel renforçait cette impression de liberté et d'aimable chahut, les champs de maïs déroulaient à l'infini leur mer au reflet sombre, faiblement parcourus d'une brise mutine, vert profond, presque noir,, peu envahissant il ne risquait point de masquer la chaîne, laquelle nous boudait cet après-midi, un édredon de ouate la dérobait à notre regard, la forêt nous happa ensuite, nous enveloppa d'une bouffée odorante et bruissante, senteur forte des châtaigniers, sucrée du sureau, le pépiement des frondaisons orchestra notre passage avant qu'un retour sur le parking d'un super marché nous rappela que la civilisation cohabitait près d'un havre de paix, il en fut ainsi chaque fois que nous approchâmes des cités, mais le trait vert si bien nommé reliant Tarbes à Lourdes nous ménagea toujours cette oasis si propre à la rêverie et à la "zénitude"!

L'organisation fut parfaite, cinq utilitaires assuraient le ravitaillement, le portage des vélos des coureurs qui troquaient le temps d'un répit leur foulée contre une pédalée moins agressive, personne  ne rechigna  à prendre son tour!

notre groupe eut son petit bain de foule en empruntant les rues populeuses de la cité Mariale, ici point de motards pour nous ouvrir le passage comme à Tarbes, nous slalomâmes entre les passants, les feux, les embouteillages avant de retrouver le poumon de la vallée : la voie verte, réservée aux marcheurs, coureurs et autres utilisateurs de deux roues! je découvris ainsi avec surprise que notre peloton hébergeait deux citoyens de sa gracieuse majesté, leur conversation fut d'ailleurs très animée, le groupe arriva ainsi sans coup férir à la gare désaffectée de Argelès-Gazost!

Il fallut ici scinder les participants, beaucoup de vététistes jugés novices snobèrent les contreforts abrupts de la cité balnéaire, à moins que ce ne fut la hantise de passer près du saut du procureur qui ne retint leur élan? la légende en effet dit que ce représentant de la justice mal aimé fut capturé et jeté dans ce trou à la grande allégresse des autochtones qui ne prisaient guère ses plaidoiries et ses condamnations!

un Vététiste plus aguerri les accompagna pendant que les autres choisirent la route raide qui mène à ...Arras, point de plat pays ici mais une montée sans répit qui usa les organismes, une pause avant de rechercher le chemin du gîte nocturne, l'organisateur n'avait pas ménagé les valeureux car ce refuge se trouvait tout en haut d'un village aux rues fort pentues!

Il restait deux lieues avant d'atteindre notre but, nous dominions  ce val d'Azun au site pastoral, fort agreste et c'est là que le tonnerre se manifesta, les orgues de Staline déchaînées ne tardèrent pas à déverser un déluge sur nos échines, l'abri fort précaire d'une avancée ne suffit pas à me protéger et j'affrontais l'averse, par bonheur mon épouse s'était arrêtée à Arras près du restaurant et j'arrivais trempé comme une soupe en maudissant cet été versatile!

Retrouver des habits secs me rasséréna, la fin de la douche céleste aussi, nous avions le temps avant le repas et déambulâmes dans les rues d'un village fort pittoresque et charmant!

le dîner fut fort bien accueilli et constitua l'un des point d'orgue d'une journée fort réussie!

le sport fait partie de ces disciplines qui rapprochent les hommes, il faudrait que les grands de ce monde le pratique et devisent ensuite autour d'une bonne table, bien des conflits seraient ainsi résolus...

09:55 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

vs êtes écrivain ?

Écrit par : Lady Catherine | 05/07/2016

dommage peu de photos

Écrit par : Lady Catherine | 05/07/2016

Les commentaires sont fermés.

 
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