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26/08/2016

Le Pouey d'hier à aujourd'hui...

IMG_4438.JPGJe les trouvais bien pimpants les immeuble bordant la place Charles DANCLA en cette fin de journée estivale, la fournaise avait laissé place à une température plus clémente et nous étions bien,  attablés sur la terrasse de cette crêperie-restaurant, c'était jour de sortie pour les petits-enfants, après une partie de mini-golf joyeuse nous étions partis pour une soirée pizza, malheureusement deux incidents techniques, un four cassé et un pillage en règle chez le pizzaïolo du coin avaient modifié nos plans, nous passions donc de l'Italie à la Bretagne en quelques centaines de mètres, dépaysement garanti car je perdais aussi soixante années en un clin d’œil!

Il faut savoir aussi de temps en temps apprivoiser les petits fantômes sautillant dans ces rues en terre battue du quartier populeux, le Pouey, dérivé du patois local Puyade ou pouyade, là où cela grimpe!

Et pour grimper cela grimpait! il y avait en fait deux quartiers, celui du bas et les miradors perchés sur les premiers contreforts du piémont,, nous faisions partie de la plaine et la place Charles DANCLA aussi, la rue Nansouty était franchie en deux sauts pour y découvrir un spectacle vivant, lieu où se trouvait les principaux magasins et débits de boisson c'était bien sûr le point de rendez-vous des ménagères, des enfants et des adultes!

Deux éléments favorisaient cette vie expansive, ce quartier était en quelque sorte une enclave espagnole avec tout ce que cela représente comme caractère festif, bariolé, bruyant à l'instar de la vie "tras los montes" les coutumes avaient perduré ici,

Les lève-tôt étaient peu nombreux, le travail seul les sortait du lit, un peu ensommeillés ils prenait le pain tout chaud, la boulangère pesait encore cet aliment de base, la balance à fléau en laiton faisait mon admiration!

les deux épiceries attendaient une heure pus raisonnable pour s'ouvrir au ballet des clientes, on attendait sagement son tour, point de self, on en profitait pour échanger les nouvelles et passer un petit moment!

Une seule boucherie mais quelle viande! réputée dans toute la cité elle ne désemplissait pas, là aussi on échangeait des potins mais les clients du quartier étaient plus rares, peu fortunés, la viande était souvent réservée au dimanches et jours de fête...

Ces boutiques animaient la mi-journée, les trois cafés attendaient souvent la soirée pour s'animer, sauf les samedi et dimanche où l'on se pressait dans ces lieux de rendez-vous conviviaux, peu de boissons sophistiquées, on trinquait avec des chopines et l'on tapait le carton! Les retours tard dans la nuit étaient parfois chancelants mais cela ne prêtait guère à contraventions,  le piéton était roi en ce temps là!

Que reste -t-il de ces boutiques? un boulanger, un bistrot et la crêperie qui a remplacé l'épicier, une pizzéria qui a supplanté le boucher, laquelle a cédé la place à une agence immobilière, les murs ont été recrépis, peints de couleur chatoyantes, ceux de notre époque étaient souvent gris, lézardés, couverts de salpêtre mais il s'en dégageait une vie, des cris, des clameurs alors qu'à présent le quartier est silencieux, désert, comme éteint!

sans doute que les fantômes du passé sont peu bruyants, qu'il ne faut pas faire de bruit pour les réveiller!

En tout cas notre dîner fut fameux, des crêpes salés, sucrés, les traditions de garbure se perdent mais le palais fut enchanté, n'est-ce pas l'essentiel?

12:26 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (0)

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