quoi de plus dépaysant et de ravissant que de pique-niquer? de plus si le paysage, l'impression d'isolement renforcent le plaisir de la dégusta
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26/09/2016

Dis mamy, c'était comment...

...avant?

je doute fort qu'un jour nos petits enfants nous posent cette question, mais s'ils sont curieux, las peut-être de vivre dans un univers  trop formaté, j'essaierai d'être sincère et de leur dire que ce n'était pas mieux mais différent!

Difficile pour eux de se représenter un monde dépourvu d'images, sauf celles que la nature nous offrait en ouvrant la porte!

Nous avions déjà entendu dans l'engourdissement d'un demi-sommeil le pas de notre père qui partait à la grange pour aller tirer le lait, point alors de trayeuse, la traite se faisait à la main, nous avions une dizaine de vaches qu'il fallait d'abord nourrir, à cet effet monter au grenier en utilisant l'échelle de bois et faire tomber le foin par les ouvertures ménagées dans le plancher!

Je me souviens du bruit des chaines que les bovins déplaçaient alors qu'ils ruminaient le foin odorant, pendant ce temps le son caractéristique du seau sur lequel giclait le lait se mêlait aux beuglements assourdis!

la cour ne ressemblait guère à la cour arborée que  nous avons actuellement car elle était traversée par le troupeau qui partait se désaltérer au ruisseau, inévitablement quelques bouses jonchaient le sol, la basse-cour et la porcherie se trouvaient à l'emplacement de notre maison, le travail de maman commençait, la fournière qui jouxtait la porcherie était animée, il s'en dégageait souvent une bonne odeur de soupe de navet, cela nous remontait l'estomac le matin de bonne heure mais cela ne dérangeait guère notre père qui attaquait avec entrain le petit déjeuner, c'était un repas qui tenait au corps, œufs frits, ventrèche rissolaient dans la poêle, il n'avait nul besoin de la patronne pour accommoder ce plaisir matinal, il profitait aussi du repas matinal, c'en était un, pour finir quelques "restes" de la veille, viande, jambon...le fromage était incontournable et le fruit de saison clôturait les agapes!

Il faut bien se dire que le labeur ne manquait pas, les protéines étaient indispensables car revenait souvent la corvée de tirer le fumier des bêtes, tâche qu'il n'appréciait guère, je revois la charrette attelée aux deux mascarines qui fumait dans le petit matin attendant son pesant de paille et de bouses, point alors de tire fumier, c'est avec la fourche et la brouette que se faisaient le curage de la rigole et le transport, la fourche à nouveau entrait en jeu pour le chargement! de petits tas odorants parsemaient les champs, traduisant ce travail méthodique!

le pansage des bêtes lui plaisait,  c'était l'image de sa ferme et il fallait qu'elle soit exemplaire, point de traces de fumier sec sur les robes, il pansait bien, pour parachever l'oeuvre un bon coup de balai, sans oublier l'indispensable paille afin d'éviter quelques glissades malencontreuses!

Un journée déjà bien entamée...

20:52 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (0)

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