quoi de plus dépaysant et de ravissant que de pique-niquer? de plus si le paysage, l'impression d'isolement renforcent le plaisir de la dégusta
logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

22/11/2016

.On le croyait oublié...

leny.JPG...son trépas avait fait l'objet d'un entrefilet dans la presse, d'une phrase au J.T., ça y est me suis-je dit :

- il ne passera plus chez Drucker...

Pourtant il a revécu Lény Escudero le temps d'un bref passage dans une librairie de seconde main de Bruxelles, en ouvrant la porte j'ai cru m'être trompé de ville car une bouffée de "Ma rue de Belleville" jaillissait d'une baffle, in-petto j'ai fredonné cette complainte, retrouvant par le miracle de la mémoire les paroles, surtout le refrain, notre chanteur, éternel torturé, a enchainé sur cette amourette qui lui avait fait tourner la tête, cette ballade à Sylvie qui lui avaient valu la notoriété quand il chantait sous la baguette du grand orchestre de Paul Mauriat!

J'ai encore en tête maints refrains revenant avec ce ton pathétique, ce lamento, ces paroles qui détonnaient à l'heure ou le yé-yé faisait fureur, bien souvent c'était des chansons américaines ou anglaises qui étaient francisés, des paroles sans aucune prétention, on se doutait bien que Claude François n'avait jamais tenu un marteau, pourtant on ignorait que  le train continuerait de siffler même  après le départ de Richard Anthony, que les yeux de sa biche persisteraient après que Franck Alamo eut quitté cette terre de misère, que les chaussettes noires et les chats sauvages auraient la vie aussi dure et que Johnny resterait inoxydable et le mari de Sylvie pour l'éternité!

Mais notre "gitan" trop fier pour se couler dans le moule de la facilité, il résistait dans un répertoire anachronique, se faisait censurer et essuyait un tollé de protestation de la part des anciens combattants pour se chanson " tant pis pour Verdun" on ne plaisantait pas sur ces valeurs...

Donc il n'alla pas chez Drucker, vit son étoile pâlir, les salles de grande audience se fermer, il continait de chanter dans les salles des fêtes, les patronages, les usines, se révoltaient contre un monde inégalitaire, eut quand même la reconnaissance de son vivant quand son école communale reçut son patronyme!

Après avoir choisi deux livres, j'interrogeais quand même le libraire en sortant, lui demandan tla raison du disque qui continuait de se dévider, je lui fit part de l'oubli injuste dont fut victime Lény, il me répliqua que son père était devenu l'ami de l'artiste et:

- qu'il avait eu une belle vie!

07:55 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

j'aimais bien sa nostalgie son réalisme aussi
une trajectoire de vie pas banale de réfugié
il a bossé jeune à la reconstruction chez nous
après la guerre avant de faire carrière d'artiste
il a fini sa vie du coté de giverny Eure amitiès

Écrit par : ventdamont | 23/11/2016

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique