quoi de plus dépaysant et de ravissant que de pique-niquer? de plus si le paysage, l'impression d'isolement renforcent le plaisir de la dégusta
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31/01/2017

lettre de Rémi

On en parlait à Bernac, cela faisait partie de ces thèmes qu’on abordait toujours avec une petit trémolo dans la voix :

Tu te souviens des pèle-porcs…

Nous les plus jeunes on ne réagissait pas, des affaires de grandes personnes se disait-on, celles du bon vieux  temps, on avait un peu l’habitude de ces souvenirs récurrents, nous avions d’autres préoccupations…

Pourtant quand j’ai su que Louan m’invitait à participer à ce fameux pèle-porc j’ai ouvert une oreille plus attentive aux propos de mes grands-parents, alors me sont revenus en mémoire des histoires qui sans être inquiétantes ont commencé à m’interpeller, mamy racontait :

alors que l’on voulait embarquer la bête dans la remorque, je me souviens comment elle avait bondi au-dessus de nous manquant nous décapiter !

 une autre fois, Margaux toute petite, papy ne lui avait pas dit qu’il avait lâché le cochon pour nettoyer la loge et elle s’était trouvée nez à groin ?  avec l’animal et avait été paralysée de frayeur !

Bref des histoires peu propices à me rassurer…

Pourtant l’occasion était belle de passer deux jours loin de la maison, avec mon meilleur copain auquel je n’avais pas fait part de mes appréhensions, on avait parlé d’autres choses, de ce jeu de dragon qui faisait fureur et que l’on aimerait bien avoir sur la console !

Mais cela me turlupinait , j’interrogeais alors mon ami :la dernière fois tu n’as jamais entendu des cris, des couinements indignés ?  il parait qu’on l’égorge!

devant ses dénégations la confiance revenait ! la ferme était proprette, la cour balayée, aucun bruit suspect, Louan me dit :

-        viens voir, il entra dans une pièce où étaient entreposés divers objets et sacs, sur un mur pendait un drap  accroché à une échelle, bien bombé ce drap, en effet en l’écartant ils découvrirent une masse de chair inerte, sanguinolente par endroit ! c’est le « président » annonça fièrement Louan ! donc le cochon avait cessé de vivre et attendait les charcutiers ! Peu enclins à assister au découpage les gamins se réfugièrent avec les femmes qui s’affairaient : maies, casseroles, chaudrons n’attendaient plus que les différentes pièces charnues ! d’une maie recouverte d’un drap émanait une odeur peu ragoûtante,

- c'est la tripe annonça la tante!

comme je fronçais le nez elle s'eclama en riant:

- tu feras moins le difficile quand tu goûteras le saucisson!

enfin la viande arriva, par morceaux entiers et le hachoir entra en action, bientôt un tas de viande rose s'amoncela sur la table, il fallut le saler, le poivrer puis l'ensacher dans les boyaux, ceux-ci se déroulaient comme des serpents prestement enroulés, pendus à des bâtons et suspendus aux poutres de la grange!

mais le travail le plus mystérieux c'est bien celui du boudin, on m'expliqua qu'on lui réservait quelques morceaux négligés par la saucisse, ceux-ci cuits dans une "caoutère" puis hâchés et ensachés, je n'aime pas trop le boudin car j'ai vu qu'on y mélangeait du sang! beurk!

Le temps passa ainsi en travaillant mais toujours dans la gaieté et le repas fut à la hauteur de cette journée exceptionnelle, je dodelinais quand même un peu du chef, je m'endormis je l'avoue sur le coin de la table!

porc.png

 

17:45 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (0)

30/01/2017

ça chatouille...

...ou ça grattouille?

j'ai bien aimé cette réflexion de notre jeune dentiste après m'avoir "cuisiné" gentiment, elle était allé profond, et m'a laissé entendre qu'après l'anesthésie cela allait me "chatouiller"! elle me conseillait un doliprane...

Paradoxalement on rentre dans le cabinet sans appréhension particulière, l'ambiance y est pleine d'empathie, je me permets de plaisanter:

- je n'ai pas entendu de hurlements, soit vous fûtes douce, soit votre cabinet est bien insonorisé!

Le ton est donné et garde toujours une tournure amicale,

d'emblée elle me parle d'un gros abcès en ouvrant des yeux énormes!

je rétorque:

- s'il est aussi gros que vos yeux j'ai du souci à me faire!

alors qu'elle procède à une profonde investigation afin d'aller crever l'abcès, elle ne cesse de me dire:

- si jamais je vous fais mal, j'arrête!

Mais elle est très douce et surtout en procédant au pansement elle me caresse gentiment la joue!

j'aime bien ce contact apaisant!

quand je vous dis qu'aller au dentiste est un vrai plaisir

 

17:11 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (5)

29/01/2017

Des jours sans...

...des jours avec!

Parfois on s'en doute, l'éveil est laborieux, on répugne à poser le pied (gauche?) par terre,  pourtant il nous a semblé avoir passé une bonne nuit! Tout semble "baigner" et puis...

Si la journée ne comporte aucune difficulté particulière, une météo pluvieuse qui ne vous incite guère à des efforts inconsidérés, on flâne, traine un  peu la savate, le livre que l'on a commencé est passionnant, l'après-midi se traine dans cette espèce de torpeur sans trop de passion et la soirée arrive sans problème particulièr!

Par contre si on a décidé d'entreprendre une activité physique on mesure vite que si le mental s'est régénéré après un petit déjeuner substantiel le physique n'est pas au diapason,

ce matin j'avais décidé de suivre la voie lactée, celle qui me mène vers le coteau dans cette ferme où le lait ne subit pas comme dans beaucoup d'autres "entreprises" les méfaits de l'ensilage, je me sentais dispos mais dès l'entame de la première côte j'ai senti que ce n'était qu'illusion, déjà lors du premier virage j'étais en danseuse, pour les profanes je précise que lorsque le cycliste se dresse sur les pédales c'est soit pour se dégourdir les jambes, surtout les cuisses, soit parce que il est un peu en équilibre et que cet équilibre s'avère vite précaire sur le vélo!

la suite allait confirmer l'impression première, souvent on se raconte des histoires, on se ment, on pense:

- c'est la première côte, avec l'âge on devient un peu "diésel", ensuite "l'essence" reprend le dessus!

Que nenni! même constat les jambes sont en "rade" et la galère continue, il faut bien rentrer au bercail mais le moral est en berne!

On songe: le temps apaisera les doutes, la prochaine fois sera meilleure...il faut toujours positiver!

11:16 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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