quoi de plus dépaysant et de ravissant que de pique-niquer? de plus si le paysage, l'impression d'isolement renforcent le plaisir de la dégusta
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04/02/2017

Une profonde injustice.

Oui qu'une personne aussi estimable, si dévouée à de nombreuses causes ait eu une fin de vie aussi difficile, la gentillesse, l'aménité ont été bien mal récompensés!

Non il ne méritait pas cela le brave Momond, déjà quand on nait dans une famille nombreuse, peu favorisée, on sent que l'on n'a pas frappé à la bonne porte, apprentissage de la menuiserie à quatorze ans, on n'avait pas trop le choix dans les années trente, quarante, alors il y avait du travail et le salaire de l'aîné venait compléter celui du père...

pour couronner le tout il perdit ses parents très jeune, accident de la route, j'ai longtemps cru que ses oncle et tante avaient pris en charge son frère et ses soeurs, il m'en dissuada lors d'un entretien, c'est lui qui avait assumé cette lourde charge, peu d'aide autour de soi, assumer les tâches essentielles de la maison !

Par chance cet homme reçut très tôt ce don du ciel, cet amour du sport et surtout du vélo qui allaient lui permettre de se réaliser et de s'exprimer en toute sérénité!

N'en fit-il pas trop? il nous avait narré qu'à quatorze ans il s'était lancé dans un Bayonne - Luchon d'anthologie sous une pluie battante!

Le virus était en lui et très tôt il prit une licence à l'Avenir Cycliste de Bagnères; de longues années de pratique qui gagnèrent les suffrages tant il faisait preuve d'une assiduité, d'un courage exemplaires, malheureusement pour son égo il ne put accrocher le moindre bouquet à son palmarès, malgré la sollicitude ses équipiers il cultivait la malchance, toujours placé, jamais gagnant!

Mais cela ne semblait pas le plus important, participer mais aussi toucher à tout, ill fut talonneur dans l'équipe de son quartier des Deux Ponts, courait à l'occasion quelques cross pédestres, adepte de la gymnastique il étonnait ses camarades par sa souplesse, une autre passion le cross cyclo-pédestre tous les hivers le voyait hanter les sous-bois, je me souviens d'un détail comique, il emportait toujours un bout de bois pour nettoyer le fourche engluée dans la boue!

Il cachait quand même sous cette amabilité un tempérament frondeur, adhérait à l'idéologie communiste, le petit père des peuples avait un grand rayonnement en ces jeunes années, tant d'injustices criardes ne pouvaient rester impunies!

momond.pngIl provoqua ainsi une mini-révolution dans le milieu cycliste Bagnérais en organisant un cross cyclo-pédestre sur les terres de son quartier des Barrans, aux yeux des dirigeants de l'Avenir Cycliste c'était une hérésie, ce peloton de "rouges" n'avait pas voie de cité! il s'offrit même le luxe de se faire commanditer par le directeur d'un grand magasin de la cité, cet homme fort courtois, amoureux du vélo figure sur la photo ci-contre, de nos jours on parle de lui car son petit-fils défraie la chronique politique en se présentant à la présidence!

il courut très longtemps et n'ayant pas de voiture il se bricola un système astucieux pour porter son vélo sur la mobylette!

la soixantaine bien amorcée il participa au trrail du Pic du Midi, il partait tout les matins le bidon à la ceinture marcher, sporte toi bien était son credo! pourtant la vie allait lui faire un sacré croche pied, une vie sans excès, consacrée au sport et il fut victime d'une attaque cardiaque nécessitant plusieurs pontages, comme si le sort n'avait pas été  trop cruel il commença à manifester les premiers signes de la maladie de Parkinson!

artiste amateur, encore une corde à son arc: chanteur en solo, au sein d'une chorale, il chantait à l'occasion dans les maisons de retraite, peignait des thèmes un peu naïfs et sculptait des bouts de bois, trouvés lors de ces randonnées!

il a désiré être inhumé dans la plus stricte intimité, dans la droite ligne d'un homme très discret...

 

08:08 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (2)

03/02/2017

Patience, patience?

Avec l'âge cette vertu que je cultivais "jadis" lors de mes travaux de bricolage semble m'abandonner, pourtant il faut reconnaître qu'elle est nécessaire surtout lorsque aucune aide n'arrive de nulle part, que le seul recours n'est à rechercher que dans ses bras ou dans son cerveau!

C'est surtout lors de la construction de la maison que je fis pratiquement tout seul que je dus faire appel à toutes ces ressources et qu'il fallut souvent cogiter pour surmonter les difficultés:

par exemple le crépis du mur au nord, nos voisins nous ayant interdit le passage dans leur propriété, plutôt que d'avoir recours à la loi et à un huissier, je suivis les conseils de mon maître maçon, il me dit:

- il faudra enduire le mur lors du montage de deux rangées d'agglomérés!

et c'est ainsi qu j'ai, tel la fourmi, utilisé un coup droit de truelle pour sinon le perfectionner du moins pour protéger le mur!

Autre patience celle que je déployais pour réaliser le plafond à l'étage, j'avais pensé couler un second hourdis mais le maître me dissuada:

- il faut utiliser de la plafonnette!

Quesaco?

le plâtrier m'expliqua:

Il te faut deux règles fixes, une troisième mobile qui coulisse dessus, cette dernière te permettra de placer la petite brique(plafonnette) en appui dessus, le plâtre solidifie très vite tu verras!il faut dire aussi que deux vis assurent une sécurité!

petit calcul:une plafonnette =0.08 m2 surface 90 m2 1170 briques, 2340 vis

depuis je suis encore étonné que cela tienne!

Mais ceci appartient au passé, il m'est de plus en plus difficile d'être aussi concentré, alors quand je me "prends la tête" je file dehors, souvent le vélo est prêt, il m'attend afin de me changer les idées et de me décongestionner les neurones!

 

11:54 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (2)

02/02/2017

L'un des plus célèbres...

fernahd.jpg...Comiques troupiers de l'entre deux guerre, Fernand Contandin dit Fernandel démarra sa carrière dans le pastiche de la vie de garnison qui faisait fureur dans ces années vingt et trente, l'Alcazar de Marseille débordait lors de ces saynètes faisant ressortir les avatars des garçons de troupe aux prises avec la vie de la caserne, pas toujours futés les répliques et les réparties, dans le style du cinéma comique de l'époque on vilipendait à travers l'ami bidasse les mille et une  tracasseries de cette vie souvent oisive, faite de corvées, de déboires avec les supérieurs,

la guerre de quatorze avait exalté les sentiments patriotiques et on restait dans cette veine!

Donc Fernand semblait l'archétype de ce troufion ahuri, our ne pas dire abruti qui déclenchait moult rires dès son apparition, son physique "chevlalin" dont il usait à merveille lui était d'un grand secours et tenait l'affiche sans problème!

Il sut quand même évoluer en faisant carrière au cinéma il se complut tout d'abord dans des rôles un peu "simplet" à l'instar de Bourvil, garçon de ferme naïf, un peu ridicule pour amuser la galerie!

La rencontre avec Marcel Pagnol fut l'un des facteurs qui le mit sur la voie du succès, sa rivalité avec Raimu entretint souvent la polémique, deux géants qu'il fut très difficile de faire cohabiter!

ensuite il y eut le succès des Don Camillo qui lui fit franchir un autre palier, il s'avérait capable de rôles plus sérieux, voire tragique dans le "voyage du père!

Il fut associé à quelques autres grands dont Bourvil mais n'aimait pas trop ces confrontations où souvent on perd un peu de sa superbe!

Ma mère l'adorait et disait toujours:

- je ris déjà quand il arrive à l'écran!

En tout cas un immense comédien qui sait aussi pousser la chansonnette, passa au palmarès des chansons, "Félicie aussi" est encore plébiscité!

 

13:52 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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