quoi de plus dépaysant et de ravissant que de pique-niquer? de plus si le paysage, l'impression d'isolement renforcent le plaisir de la dégusta
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10/01/2017

Un peu de notre jeunesse...

...qui disparait avec René!

Sans y être né il s'était vite intégré dans ce quartier du Pouey de Bagnères, l'un de ces lieux fortement ancrés dans les mémoires, une légende? surtout un refuge pour une frange de la population un peu en marge de la société bien pensante!

Il est d'ailleurs curieux de ressentir en discutant avec les anciens cette espèce de fierté qui ressort en évoquant une entité sans attrait particulier, à la limite  misérable en certains endroits, maisons décrépites, venelles humides, ruelles inconnues du soleil, bref un abord pas tellement fréquentable, elle aurait pu faire penser à ces sinistres blocs de béton, ces espèces de clapiers que l'on n'allait pas tarder à construire autour des cités mais aussi ces villes nouvelles inanimées, entourant des pelouses anémiques!

Mais revenons au Pouey, malgré cet abord parfois sinistre ce quartier avait une âme, un coeur qui explosait dès les premiers beaux jours, un fourmillement, une activité qui ressemblait fort à la joie de vivre et à un caractère naturel expansif, volubile que la majorité hispanique avait su apporter dans ce recoin de Bigorre...

Donc René était arrivé là par la grâce de l' union de sa mère, veuve, divorcée? on ne s'en est jamais inquiété! par contre elle épousait une des figures de la rue Nansouty, apôtre de la construction de l'observatoire du Pic du Midi, un personnage haut en couleur, teint basané, chef d'équipe à la scierie Legathe, d'origine Ibère bien sûr, roulant en Jeep, le verbe haut, la plaisanterie affleurant, organisé, efficace, sorte de Rabelais, bon vivant, truculent!

Saisissant contraste d'ailleurs avec la mère de René, très discrète, peu causante, ses origine ibériques ne transparaissaient d'ailleurs pas dans son comportement, comme quoi il y a des exceptions...

Le fils de l'illustre étant du même âge que René, ayant hérité de la faconde du père, l'intégration eut vite fait de se réaliser, leur amour du rugby allait faire le reste...

L'homme semblait être né un ballon ovale entre les mains et se révélait très jeune avec une âme de leader, sa petite taille ne semblait guère le gêner, on compense souvent une lacune physique par une activité débordante sur le terrain! très jeune son poste de prédilection fut demi de mêlée! il n'avait pas son pareil pour rameuter ses avants, ses coups de gueule étaient légendaires, sa solidité sans faille pour résister à la charge des flankers adverses!

Par contre je ne me souviens pas à l'époque si les matchs de rugby du quarter opposant les garnements étaient nombreux, il faut dire que la nature des terrains pentus et bossus n'étaient pas de nature à créer des terrains aptes à contenter les deux clans rivaux, ceux du bas se plaignant du pressing des rivaux avantagés par la pente!

Les jeux les plus courants étaient les guerres qui opposaient les quartiers rivaux sur les flancs de la Pelade, espèce de motte où les jardiniers de la commune venaient récupérer les pans de pelouse pour les parcs et autres lieux de résidence!

Nos routes se sont poursuivies au technique et puis la vie nous a séparés, le métier par contre,enseignant, aurait pu nous rapprocher, mais il travaillait à Tarbes et j'étais resté attaché à Bagnères, à ce lycée qui jouxte les hauts quartiers où se déroula mon enfance!

Un lieu qui a perdu de son charme ce qu'il a gagné en "respectabilité", les maisons ont été restaurées, las façades ravalées, ripolinisées, les rues sont toutes goudronnées, les joueurs de boules ne peuvent plus profiter des trous de la chaussée en terre battue pour s'adonner à leur jeu favori, René et Ricou ne peuvent plus échanger des ballons ovales, simuler des feintes de passe, la rue est devenue un lieu de passage d'autant plus craint qu'elle est à sens unique!

les gens ont émigré vers d'autres quartiers, d'autres villes plus favorisées par l'emploi, conséquence de cette désertion les commerces ont fermé, le quartier est devenu ordinaire, c'est à dire désert, triste, pas âme qui vive, quelques chiens cherchant l'ombre où l'abri des toits, il est enfin rentré dans l'ordre d'une civilisation qui s'applique à gommer les différences...

je  revis René il y a quelques années, l'allure toujours juvénile, les cheveux légèrement saupoudrés de sucre, toujours avenant,  par contre  il craignait l'heure de la retraite et s'était impliqué dans les oeuvres de la MAIF...

scène encore fréquente à la Pelade en ces années cinquante quand le père P. emmenait ses troupeaux au pacage!

Privat.jpg

09:57 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (3)

09/01/2017

Positivons et relativisons!

Face aux nouvelles peu enthousiasmantes qui fleurissent ces jours-ci ayons un oeil lucide mais aussi bienveillant en nous disant que cela pourrait être pire!

c'est bien souvent des problèmes techniques, tout comme l'être humain les objets battent parfois de l'aile, le fameux principe d'obsolescence est patent, parfois les machines ont une durée de vie si importante qu'on accepte cet état sans même l'apprécier, c'est quand le problème survient que l'on mesure notre bonheur de trouver la machine toujours prête à répondre quand on appuie sur la touche "on"!

mais comme j'écris relativisons, les malheurs de la mécanique, de l'électronique ou de l'informatique ne sont que des facteurs secondaires, ennuyeux, gênants qui se résolvent souvent avec de l'argent!

Il y a aussi parfois la poisse qui vous déstabilise, le petit grain de sable qui perturbe une opération somme toute banale comme cette clé U.S.B. que j'utilise conjointement avec la souris sans fil, petite et donc non seulement perdable mais aussi capable de se fourrer dans les endroits inattendus, ce qui se passa, alors que j'allais imprimer une feuille la clé choit du bureau, je ne me bile pas, commence à chercher autour, rien!

soudain surgit une idée, désagréable voire inquiétante :

- pourvu qu'elle ne soit pas tombée dans l'imprimante!

Je commence à secouer la machine, aucun son discordant, bizarre...

Pourtant quand je veux imprimer le document la machine renâcle, refuse l'impression, un bruit désagréable vient confirmer mes appréhensions la clé s'est réfugiée en quelques recoins secrets, j'ai commencé à démonter sans retrouver encore l'objet du délit!

la vie est loin d'être un fleuve tranquille...

ce paysage bucolique et paisible est de nature à faire oublier bien des vicissitudes et des croche-pieds de la vie!

Pic.png

 

09:57 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (0)

08/01/2017

Réunions corporatives...

...que pensez vous de ces rassemblements d'individus ayant pour point commun un âge, l'année du bac, la conscription, les classes militaires, les collègues de travail, l'appartenance à une branche de métier?

Tout ce qui permet en fait de se réunir, généralement autour d'un bon repas, de partager des souvenirs, des anecdotes, des épisodes de la vie passée, assemblée nostalgique des "te te souviens?", "c'était quand même le bon temps..." on oublie souvent par pudeur, par politesse de souligner le changement  physique de la personne qu'on a d'ailleurs eu du mal à reconnaître, surtout si ce rassemblement commence à dater!

Lors de retrouvailles, après un laps de temps assez long, il faut aussi une personne dévouée pour organiser et battre le rappel j'en ai rencontré qui essayait de rameuter les conscrits de la classe,il m'avait vu à Bagnères et demandé si j'étais intéressé, pas franchement emballé, ayant eu peu de rapport depuis avec ces personnes je n'ai pas voulu le décevoir et adhéré à son idée, ce projet a bien sûr capoté!

tout comme ces anciens "cale-pieds" qui voulaient m'embrigader dans un rassemblement annuel, un copain m'avait dit:

- tu verras il y a Robert Cazala, Albert Dolhats dit "Bébert les gros mollets"! cela semblait  passionnant, imaginez!

j'avais bien sûr entendu parler de ces illustres anciens pros mais je me voyais mal trouver un sujet de convergence et de consensus avec ces ex-gloires, je laissais mourir ce projet...

Hier un ex- cycliste m'a relancé, ils me cita quelques anciens s'étant attablés dans un restaurant réputé, me demandant si j'étais intéressé pour une prochaine...

Là aussi je peux sans aucun souci imaginer le type de conversation:

- tu te souviens de la course à.......? comment on les a sortis avant le sprint , et cette côte? terrible!

Le rasoir n'est pas loin et l'on a envie de s'échapper de cet univers de pédaliers et de braquets avant la saturation!

En fin de compte vous avez peut-être compris que je supportais difficilement ce type de grande messe, déjà j'ai un frère qui est intarissable sur les histoires de vélo, une vraie encyclopédie, mais vous vous en doutez je connais pas mal de ses récits et comme je suis courtois...

11:10 Écrit par dede | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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